#1 Compteurs Linky, les zones d’ombres

« Mme Bénédicte Taurine alerte M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire sur les oppositions de nombreuses communes à l’installation du compteur Linky par Enedis. Malgré l’objectif fixé par la loi de 2015 sur la transition énergétique et la croissance verte, 428 communes ont pris une délibération municipale anti-linky. Prévus pour faire connaître en instantané la consommation des particuliers afin de les
encourager à la diminuer, ce projet suscite la méfiance. D’abord, ces compteurs sont communicants donc utilisent des ondes électromagnétiques pour transmettre les informations. Or, consultée sur ce point l’ANSES explique que « les études ne permettent pas de conclure quant à l’existence ou non d’effets délétères » tandis que le CRIIREM déplore la tendance à la multiplication d’appareils émetteurs. En deuxième lieu, cette
transmission des données à Enedis sans approbation préalable des usagers peut poser problème quant au respect de la vie privée, raison pour laquelle la Hollande a rendu leur installation optionnelle. D’autant que d’après l’Institut IRT/System X de Saclay ces compteurs sont piratables. Au niveau de l’emploi, le bilan du compteur Linky n’a, non plus, rien de réjouissant : leur fabrication et leur installation induirait 10 000 emplois
(temporaires) alors même que 10 000 emplois durables lié au relevé des compteur disparaîtront. Enfin, à l’heure où les deniers publics doivent être efficacement dépensés, les 5 milliards nécessités par l’installation de ces 35 millions de compteur n’apparaissent pas comme le choix le plus pertinent pour améliorer l’efficacité énergétique.
Cette somme aurait largement pu permettre d’équiper gratuitement en LED tous les foyers et ainsi d’économiser 6% d’électricité, ou alors de lutter contre la précarité énergétique des plus pauvres en procédant à l’isolation de 250 000 logements. La durée de vie de ces compteurs est également méconnue. Une chose est sûre : leur
installation à la va-vite par Enedis entraîne des problèmes de fonctionnement signalé par les associations de consommateur comme l’UFC Que Choisir. Quant à l’affichage de la consommation en temps réel dans le logement, elle n’a été rendue obligatoire que pour les ménages en précarité énergétique de sorte qu’un fournisseur comme Direct Energie propose ce service pour 6,80 par mois. Mme Taurine s’interroge donc sur la position de M. le ministre par rapport à l’ensemble de ces éléments. »

 

le 14 novembre 2017

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