La députée Bénédicte Taurine s’engage pour défendre les « petites fermes »

Lundi 26 novembre, L’ADEAR et la Confédération Paysanne de l’Ariège ont organisé un temps de visite, présentation de résultats d’études et débat autour de de la grande diversité des fermes en zone de montagne en Ariège. J’ai ainsi pu visiter deux fermes en zone de montagne situées près de Seix et Soueix.

Installées sur des petites surfaces, ces « petites fermes » développent une production agricole diversifiée : maraîchage, arboriculture, plantes à parfum aromatiques et médicinales (PPAM), qui s’avère être parfaitement complémentaire avec les activités plus traditionnelles comme les activités pastorales transhumantes. Cette visite m’a permis de me rendre compte de la réalité du terrain et de rencontrer des agriculteurs qui font doublement preuve de courage. Courage pour s’installer dans des zones de montagne plus difficiles à exploiter en raison d’un foncier peu accessible mais aussi de part leur isolement et leur climat. La première ferme visitée produit des fruits et des légumes en agriculture biologique qui sont transformés sur place et vendus, en partie, à la table d’hôte du gîte. Avec une petite surface de 8000 m² mais une forte valeur ajoutée, cette ferme qui s’est installée progressivement depuis 4 ans est désormais viable économiquement. Cependant, l’exploitante s’est installée seule et sans aide ; elle a dû faire ses preuves avant de pouvoir bénéficier de subventions pour les travaux de son laboratoire de transformation. La seconde ferme visitée à Soueix produit des légumes vendus sur les marchés locaux et à la restauration collective. Malgré un foncier dispersé et un accès long et difficile à la terre agricole, cette maraîchère parvient à développer son activité grâce à un soutien familial.

Environ 30% des exploitations sur ces territoires qui valorisent de petites surfaces avec des productions de qualité, sont créatrices de valeur ajoutée et d’emplois tout en favorisant la structuration des territoires et le lien avec les consommateurs. Depuis plusieurs années une part importante des installations et projets d’installations agricoles correspondent à ce type de fermes. Cependant elles restent bien souvent invisibles du paysage agricole et exclues du système d’aides à l’agriculture alors qu’elles maintiennent la vie dans nos vallées: la vie agricole, économique, écologique mais aussi sociale. Ces fermes, bien trop négligées constituent un véritable essor pour ne pas dire une véritable chance pour développer durablement nos territoires de montagnes. Aujourd’hui, la restauration collective a besoin de ces fermes et les citoyens sont en demande de produits locaux de qualité. C’est pourquoi je soutiens activement leur travail et leur démarche à travers une proposition de loi qui visent à privilégier ce type d’agriculture par rapport aux « grandes exploitations » largement subventionnées qui, proportionnellement créent moins d’emplois et dont la production ne profite guère souvent aux populations locales.

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