Campagne Glyphosate – conférence de presse

Conférence de presse Mardi 19 février à 19h30, 177, rue Charonne 75011 Paris.
La Campagne glyphosate prend sa dimension nationale.
Des député-e-s la rejoignent.

Environ 55 départements se sont organisés pour pratiquer des prélèvements afin de mesurer le taux de glyphosate dans les urines des citoyens et une vingtaine sont en cours de constitution en France Métropolitaine et en Outre-mer.
A ce jour, six cent soixante et onze analyses ont été faites dans douze départements. Les personnes ayant réalisé leur analyse peuvent par la suite porter plainte pour mise en danger de la vie d’autrui, atteinte à l’environnement et tromperie aggravée. De nouvelles plaintes seront déposées les jours à venir (dont cinquante-cinq en Ariège le 19 février) pour atteindre un total général de 625.
Tous les jours ces chiffres augmentent et plusieurs milliers de résultats sont attendus.
Les résultats sont malheureusement sans surprise : nous somme bel et bien tous contaminés : sur ces six cent soixante et onze analyses, la moyenne est de 1,06 ng/ml d’urine, avec un minimum de 0,15 ng/ml et un maximum à 3,91 ng/ml
Une quinzaine de députés se joignent à la campagne et feront leurs prélèvements à Paris le 20 février. Nous espérons que d’autres les rejoindront dans les semaines à venir.
Le 19 février, vous êtes conviés à une conférence de presse à 19h30, salle Ageca, 177 rue Charonne dans le onzième arrondissement. Vous seront présentés les différentes évolutions de la campagne glyphosate ainsi que le projet de loi déposé par les députés de France Insoumise.
Campagne Glyphosate France
Contact Presse : Dominique Masset 06.10.94.66.82

Loic Prud’homme et Moi-même, seront au coté de Dominique Masset pour expliquer en quoi le glyphosate est un danger pour tous et toutes.

« J’ai souhaitée porter une proposition de loi interdisant le glyphosate parce que je pense qu’il faut transformer notre modèle agricole et arrêter avec les logiques économiques qui sont un danger pour les humains et l’environnement. Les échecs des précédents plans par incitation nous montrer que sans loi rien n’est possible. Les pesticides sont devenu la pierre angulaire de l’ensemble de notre agriculture, sans compter la SNCF, premier consommateur du service public. Je viens d’un territoire rurale, je connais parfaitement  les difficultés des agriculteurs, et où trop souvent, l’État est absent pour les aider. Il faut donner les conditions aux agriculteurs d’accéder au biologique avec des prix plancher sur tous leurs produits, de soutenir les petites fermes et faciliter l’entrée des nouveaux agriculteurs.

C est une loi forte, effectivement, au vue des transformations qu’elle souhaite porter, mais une loi plus que nécessaire car le contexte écologique et sanitaire nous l’impose. Il nous faut des mesures fortes. Le contexte actuelle nous oblige à prendre en compte la réalité.

De nombreux français s’emparent de la question, effectuent des tests à l’image de Campagne Glyphosate, qui porte plainte contre le géant du glyphosate ou comme la famille de Théo Grataloup qui elle aussi porte plainte contre Monsanto. L’écologie n’a pas à être un ministère de façade, qu’on déguise de bonne intention. Oui la France est peut être bonne élève, mais le dérèglement climatique n’attends pas. Ce n’est parce pas qu’on fait le « moins pire » qu’on est sur le bon chemin

Acculé les agriculteurs n’est pas ma mission avec cette proposition de loi. Je viens d’un territoire rurale, je connais parfaitement  les difficultés de ces derniers, et où trop souvent, il y a l’absence même des services de l’État à leur côté.

Je souhaite que les transformations se fassent avec eux et pas contre eux. L’erreur de des plans gouvernementaux était de viser qu’une partie de la filière. Là où c’est l’ensemble de la filière qu’il faut revoir. Les pesticides sont devenu la pierre angulaire de l’agriculture, par cette loi je souhaite un changement. Pour la filière agricole, il faut un appuie économique, techniques et un soutien fort apporter à la filière biologique et une taxation sur les produits agricole d’importation contenant du glyphosate.

Avec le groupe parlementaire la France Insoumise, nous avons la volonté de porter un projet à la fois écologique et social en direction des agriculteurs. C’est donc à nous législateur d’appuyer ces changements.

Effectivement, ces combinaisons techniques changent la façon de travailler de l’agriculteur mais il ne s’agit pas de faire porter ces changements sur la tête de l’agriculteur puisque tout le monde agricole tourne autour des pesticides. Ce n’est pas la faute aux agriculteurs c’est la logique même de la filière. Faire croire aux agriculteurs qu’une loi comme celle-là à pour but de les culpabiliser, est faux. En fin de compte, la loi interdisant le glyphosate en appel d’autres lois pour permettre une transformation de fond du monde agricole en permettant les conditions de rentabilité de la filière biologique.

Si l’on prend l’exemple Denis agriculteur qui veut faire pousser des pois et ne souhaite pas utiliser de pesticide. On comprend que les problèmes sont pour lui multiples. Pour les variétés, premier problème, il n’a pas vraiment le choix parce que les semenciers ont désinvestie le travail de recherche et d’amélioration génétique. Deuxième problème, auprès de qui Denis demande des conseils techniques ? qui l’accompagne ? parce qu’il est seul à se diversifier et que la chambre d’agriculture est pas capable de l’accompagner. On a perdu la compétence de maitrise technique de la culture. Mais Denis est courageux, il continue comme même. Sauf que quand il a récolté, on lui dit à la coopérative qu’il est tout seul, et qu’elle ne peut pas investir dans une cellule de stockage pour stocker et vendre ces pois et en plus de ça, il n’y a pas de débouché

Nous avons donc 3 acteurs : semenciers, conseillé technique et coopératives qui chacun à leur niveau et avec leurs difficultés et leurs contradictions empêche Denis de pouvoir semer ses pois. C’est ça le verrouillage technique. L’État de n’offre pas la possibilité et n’incite pas assez à favoriser une agriculture sans pesticides d’où une loi pour en appeler d’autres, pour une autre agriculture

Deux options s’offrent à nous celle :

Des Trumps et des Bolsonaro ayant une vision à court terme et ne voyant pas les risques humains et environnementaux

Et la nôtre ceux et celles qui pensent qu’il faut prendre ses responsabilités et à encourager une agriculture écologique et sociale et surtout à sortir du système pesticides.

Les derniers scandales sanitaires (amiante, chlordécone) nous ont montré qu’à faire la sourde oreille l’État subie le contre coup de son silence. D’ailleurs, à ce propos je vous invite à voir cette nouvelle étude publiée par un groupe de chercheurs étasuniens qui montrent le risque de développer un lymphome non hodgkinien , (une forme rare de cancer du sang) est accru de 41 % pour les travailleurs les plus exposés, aux produits formulés à base de glyphosate, dans les conditions réelles d’utilisation et d’exposition. L’un des auteurs de l’étude, Emanuela Taioli de l’université de New York encourage à « mettre en place plus d’études de bio-surveillance des travailleurs agricoles ». Aussi, je tiens à rajouter qu’à ce jour, 9 000 procédures judiciaires sont en cours au États-Unis contre Monsanto, initiées soit par des personnes atteintes de lymphome, ou soit par leur famille pour celles qui sont décédées. Il ne s’agit pas d’un petit phénomène concernant quelques personnes.

Pour conclure, j’ai l’impression que malheureusement ou heureusement, les solutions ou les volontés de changement ne viennent pas de nous députés, mais des citoyens. Elles viennent des faucheurs avec les dépôts de plaintes pour montrer l’empoissonnement quotidien que nous subissons. . Elles viennent des ONG et citoyens qui portent plainte contre l’Etat, plus de 2 millions de signatures récoltés. L’Affaire du siècle ou « attaquer l’Etat français en justice pour qu’il respecte ses engagements climatiques et protège nos vies, nos territoires et nos droits ». Mais surtout,  elles viennent de notre jeunesse, qui appellent à manifester massivement le 15 mars afin à prendre de réelle mesure pour le climat. Notre jeunesse répond à l’appel de la jeune suédoise Greta Thunberg pour un mouvement mondial pour le climat et pour la création d’une plateforme pour des mobilisations dynamiques, engagées et massives.

Faits d’actualité :

→Pour l’Allemagne : Le gouvernement fédéral allemand pour sauver les insectes, prépare une loi dont le budget atteint  100 millions d’euros. Le gouvernement allemand prendrait des mesures pour « une réduction significative » de l’utilisation des pesticides « et d’autres substances nocives dans les habitats des insectes », selon le document. Ce plan d’action prévoit notamment une interdiction d’ici 2023 du glyphosate.

→ Plus localement, en Ariège c’est Nicolas Puech apiculteur qui a perdu 2 millions d’abeille à cause de l’utilisation de pesticides et qui est maintenant en procès contre l’agriculteur qui avait souhaité polliniser ses champs (20 000 euros)

Angles politiques :

1 – Tout le monde en ville, comme en milieu rural est donc concerné parce que les voies de contaminations qui sont multiples : aucune zone de délimitation pour l’épandage des champs, les voies ferrées de la Sncf (34 000 ha de voies traitées), les produits alimentaires issus de l’agriculture « non  biologiques » . Nous sommes donc tous touchés.

2 – C’est un produit dangereux et cancérigène (CIRC, 2015) , au simple titre du principe précaution, sans parler des Monsato Papers, ils nous faut interdire ce produit. Le Sri Lanka l’a fait suivons l’exemple de bon sens

3 – Plus de 10 ans de plans diverses nous ont juste montrés que sans loi, rien avance, pire encore l’utilisation de glyphosate augmente

4 – Agronome et Chercheurs à l’INRA parlent de 90% des exploitations qui pourrait s’en passer en 3 ans, avec une dérogation de quelques années pour les 10 % restant. C’est possible par des techniques de combinaison simple, connu et efficace et ceci marche dans toutes les filières. Effectivement, ces combinaisons techniques changent la façon de travailler de l’agriculteur mais il ne s’agit pas de faire porter ces changements sur la tête de l’agriculteur puisque tout le monde agricole tourne autour des pesticides

5 – Nous avons l’obligation de légiférer sur l’interdiction du glyphosate, ne pas le faire, c’est laisser le temps aux industrielles de trouver d’autres molécules tout aussi dangereuses que le glyphosate, qu’il faudra ensuite interdire. Ce cycle doit cesser et cela commence par un réel soutien économique à l’agriculture biologique et permettre à l’ensemble de nos agriculteurs d’y passer.

6 – Comme avec le chlordécone, on ne peut pas déclarer aux français que c’est un scandale environnementale pour ensuite dire qu’il ne faut pas dire qu’il est cancérigène. On ne fait pas de  grande déclaration un jour et pour le lendemain faire volteface. C’est une belle stratégie de communication mais la France n’est pas une entreprise et les français ne sont pas des ploucs quand on leur ment, ils le voient et ils s’en rappellent.

7 – donner les conditions aux agriculteurs d’accéder au biologique. L’objectif de la France devraient être le tout bio. Avec des prix plancher sur tous les produits (comme le lait et la viande). Des pouvoirs publiques décidés à soutenir les petites fermes et l’entrée des nouveaux agriculteurs qui souhaitent entrer dans le métier. Une SAFER au service des petits exploitants et non des gros. »

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