Commémorations de l’Appel du 18 juin 1940

« En tant qu’élu.e.s de la République, nous avons toutes et tous un devoir de mémoire. Je me réjouis d’ailleurs de voir combien ces commémorations rassemblent toujours autant de monde. Ce devoir de mémoire, nous le devons à celles et ceux qui se sont engagé.e.s contre les forces ennemies de la République et de ses valeurs, mais aussi pour les jeunes générations, afin de ne pas reproduire les atroces erreurs du passé.

De l’appel du Général de Gaulle, je retiens deux choses indissociables : l’engagement et l’espoir. Indissociable car, il ne peut y avoir d’espoir sans engagement et parce que l’engagement est en soi un espoir. Voici donc les fondements de la Résistance qui valent toujours aujourd’hui.

Ainsi, va le monde, sans cesse divisé entre des personnes qui, en 1940, choisissaient de se rendre et souhaitaient l’armistice avec les Allemands, et celles qui refusaient l’inacceptable et appelaient au combat.

Derrière les figures politiques, il y a foule d’anonymes, des femmes et des hommes qui, en leur âme et conscience, ont choisi leur camp. Celles et ceux qui ont eu le courage de ne pas renoncer à défendre les valeurs auxquelles nous croyons : la liberté, l’égalité, la fraternité et la force de les mettre en action ne doivent pas s’oublier.

Bien au contraire, il faut les avoir en mémoire pour les garder comme repères. C’est pourquoi nous rendons hommage aujourd’hui à ces femmes et ces hommes qui ont su entretenir l’espoir par leur engagement fort. C’est dans l’adversité que se révèlent ou non, les qualités de chacun.

Aujourd’hui, alors que nous sommes militairement en temps de paix, nous aurions tord de croire que ce choix n’existe plus. Cette paix militaire ne doit pas nous bercer d’illusions. Nos libertés, nos droits acquis, notre solidarité restent fragiles et sans cesse menacés. La guerre a pris bien d’autres visages : plus discrète, plus insidieuse, plus versatile, elle produit néanmoins encore bien des ravages.

Face aux idées extrémistes, face à l’intolérance et au repli identitaire, il nous faut savoir rester vigilant. Dans les périodes de crise, on assiste au retour de ces idées nauséabondes : le racisme, et plus largement l’intolérance à la différence sous toutes ses formes qui divise le peuple en se trompant d’ennemi.

« Devoir de mémoire » et « mémoire du devoir » en somme, voilà notre tâche.

« L’indignation est le motif de la résistance », disait Stéphane Hessel. Alors, ne cessons pas de nous indigner des inégalités, des injustices, des mensonges, ne cédons pas à la résignation, suivons les traces de nos anciens, ils nous montrent la voie. »

Les commentaires sont fermés.

Créez un site ou un blog sur WordPress.com

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :