Soutien aux enseignants grévistes contre la réforme Blanquer

Soutien aux grévistes.
Cette reforme va à l’encontre du principe d’Égalité républicaine.

Questions au gouvernement du 9 juillet 2019.

 

« Monsieur le ministre,

Depuis 18 mois professeurs, parents et élèves sont mobilisés face à votre contre-réforme du BAC.

Depuis 18 mois, dans le respect des procédures, les syndicats et les instances comme le Conseil Supérieur de l’Éducation se sont prononcés contre votre réforme du BAC.

Vous répétez à souhaits que votre porte est ouverte mais démontrez tout le contraire.

Nous mêmes, parlementaires, n’avons pas eu l’occasion d’en discuter.

C’est en conséquence, et en conséquence seulement, que des professeurs ont choisi d’exercer leur droit constitutionnel à la grève pendant les épreuves du baccalauréat.

Rappelons que ces professeurs ne se battent nullement pour eux même mais pour l’intérêt général, car votre contre-réforme, en créant en lieu et place d’un examen national une multitude de bacs locaux, est en rupture avec l’égalité Républicaine.

Évidemment, personne ne peut se satisfaire d’une rétention des notes d’un examen. Pas même les professeurs grévistes, qui, faut-il le rappeler, ont préparé avec soin leurs élèves à cet examen.

C’est votre jusqu’au- boutisme qui les a poussés à agir de la sorte.

Dans le pire des cas, leur action aurait décalé d’un ou deux jours l’annonce des résultats.

Mais au lieu d’ouvrir le dialogue, vous avez foncé tête baissée et vous avez commis une lourde faute politique en donnant des consignes absurdes au sein de votre ministère.

Depuis 3 jours, les témoignages affluent de professeurs, de membres de jury grévistes et non grévistes, de proviseurs atterrés par les consignes qu’ils ont reçues.

Avec votre action, il n’y a donc, certes, pas eu de retard dans l’annonce des résultats mais quels résultats avec le bricolage que vous avez orchestré ?

Est-ce bien la République française ou une République bananière ?

Monsieur le ministre, la rétention de quelques copies ne saurait être qualifiée de « prise d’otage » mais s’il s’était agi d’une prise d’otage, c’est vous qui en seriez le ravisseur avec pour victimes, votre administration, les élèves et leurs parents.

Simplement pour éviter un retard de résultats, vous avez organisé une falsification de grande ampleur !

Monsieur le ministre ma question est la suivante :

Sur quel fondement juridique vous êtes vous basé pour assumer de telles décisions en rupture complète avec les valeurs Républicaines, défendues par les professeurs grévistes ? »

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