Conférence de presse : Bilan mi-mandat

Interviewée hier par La Dépêche Ariège, j’ai répondu à plusieurs journalistes en mettant en avant que les élus France Insoumise sont le relais des gens que l’on n’écoute pas et que donc il me semble que nous avons un rôle important à tenir. C’est avec cette ligne directrice que je continue mon mandat que les ariégeoises et les ariégeois m’ont donné.

CP

Bénédicte Taurine : « Nous sommes le relais des gens que l’on n’écoute pas » (La Dépêche du Midi) :

Exercice imposé des bilans à mi-mandat, Bénédicte Taurine reconnaît un déficit de communication depuis qu’elle a été élue députée. Mais elle assume sa façon de faire de la politique autrement, pas comme une professionnelle, mais sur le terrain, pour étudier les problèmes et faire bouger les lignes.

Exercice inhabituel hier matin pour Bénédicte Taurine, qui a reçu plusieurs journalistes à sa permanence à Foix pour une conférence de presse. Elle l’avoue tout de go, la communication, c’est pas son truc. Mais il faut bien en passer par là à l’époque des bilans à mi-mandat. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle n’a pas chômé depuis le 18 juin 2017, même pour une députée de l’opposition.

Car Bénédicte Taurine est à la fois une femme de dossiers et de terrain. C’est là qu’elle se sent le plus utile, pour faire remonter les problématiques et faire « bouger les lignes » derrière. Plus que sur les bancs de l’Assemblée nationale où, en tant que députée de l’opposition, elle n’a pu faire voter qu’un amendement en deux ans… « sur la prise en charge des femmes victimes de violences ».

Sa mission sur les chiens de troupeau

Alors, Bénédicte Taurine a choisi de se concentrer sur ses missions, notamment celle sur les chiens de troupeau. « C’est dans le cadre du groupe pastoralisme que je préside avec Pascale Boyer, une députée LREM des Hautes-Alpes. On travaille sur la valorisation de la laine, sur l’amélioration de l’élevage, comment faire face à la concurrence néo-zélandaise… Ça nous permet de rencontrer les éleveurs, les bergers, de connaître leurs besoins de formation, leurs conditions de travail. Dormir dans une cabane, c’est assez précaire ! Sans compter les salaires ; ils ne gagnent pas suffisamment. »

Pire, ils perdent beaucoup quand un ours affamé rôde. Alors, elle en veut au président de la République qui fait semblant de présenter comme nouvelles des mesures qui existaient déjà dans « la feuille de route ours et pastoralisme », alors que « les éleveurs ont d’autres difficultés, notamment pour vendre leurs bêtes ».

« L’ours, il est là. L’Europe dit qu’il faut le préserver. À partir de là, il me semble qu’il faut qu’on fasse avec, dit-elle. En revanche, comment favoriser l’installation des jeunes, l’installation des maraîchers en bio, là il y aurait des choses à faire. Il y a une partie de la PAC qui peut être modifiée par l’Assemblée et le ministère de l’agriculture. »

Autre préoccupation de la députée en lien avec le monde agricole, le sort de l’élevage porcs plein air à l’heure de la peste porcine africaine.

L’élevage, l’environnement, le train… ses combats

« Dans sa communication, l’état met en avant la biodiversité. Et dans le même temps la réglementation contraint les petites structures à des normes sanitaires qu’elles ne peuvent pas mettre en place. Lors de la visite d’une exploitation à Contrazy, les paysans présents ont dit que d’autres solutions pouvaient être mises en place pour éviter les contaminations entre porcs et sangliers. »

Elle apporte aussi son soutien à l’abattage à la ferme, dans la mesure où il ne concurrence pas les abattoirs. Proteste contre le projet de déménagement de Forges de Niaux à Pamiers, estimant que l’entreprise ferait mieux de s’agrandir à Tarascon sur le terrain que la comcom est prête à lui offrir : « Pour préserver le bassin d’emplois local et parce qu’il y a l’avenir des collèges qui me préoccupe derrière. »

Défendre l’emploi oui, mais pas à n’importe quel prix précise toutefois la députée en pensant au projet d’usine d’embouteillage d’eau, à Mérens. Dans sa ligne de mire, les bouteilles en plastique qui polluent la planète. Pour elle, « on ne peut pas sacrifier la santé des gens sous prétexte qu’il y a de l’emploi ». Vigilance, donc, à Mérens, comme sur la question du barrage de Montbel.

Pour le reste, elle entend renforcer ses relations avec les élus locaux et être davantage présente en Ariège où la ramène systématiquement la ligne de chemin de fer qu’elle défend toujours bec et ongles. « Nous sommes le relais des gens que l’on n’écoute pas. Donc il me semble que nous avons un rôle important à tenir. »

ADP :1 million de signatures et un référendum

Le Conseil constitutionnel a fait les comptes. L’organisation d’un référendum d’initiative partagée (RIP) sur la privatisation d’Aéroports de Paris a dépassé le seuil symbolique en décembre. Plus d’1 million de personnes ont apporté leur soutien à cette initiative. En théorie, il faudrait 4,7 millions de soutiens pour que le gouvernement en tienne compte. Mais Emmanuel Macron avait promis de déclencher le processus si le million était atteint. « C’est fait, martèle Bénédicte Taurine. On va voir s’il tient parole. » Si vous souhaitez enfoncer le clou, il est encore temps de le faire sur https://www.referendum.interieur.gouv.fr/
B. D. (La Dépêche du Midi du 21/01/2020).
Visuel Voeux (2)

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