Visite des abattoirs de Pamiers

Le vendredi 14 février 2020, une délégation composée de Bénédicte Taurine, Députée de la 1ère circonscription de l’Ariège accompagnée de Madame Chantal Mauchet, Préfète de l’Ariège, Madame Isabelle Aymard Directrice de la DDCSPP ainsi que de Madame Fresnel du service sécurité sanitaire de l’alimentation (CCRF) de la DDCSPP a visité les abattoirs de Pamiers. Nous avons été reçus par Monsieur Francis Rey, qui depuis 2010 est dirigeant de la Société d’Exploitation des Abattoirs de Pamiers (SEAP) ainsi que par les professionnels du service vétérinaire du site rattaché à la DDCSPP. S’inscrivant dans la filière d’élevage et du monde rural ariègeois, la SEAP qui emploie 18 salariés est un établissement spécialisé et agrée par les services vétérinaires de l’Etat et permet de traiter l’abattage de bovins, porcs et ovins qui représente 3600 tonnes par an de viande à consommer à des fins commerciales ou non. La clientèle de la SEAP est régionale et son activité est principalement réalisée en circuit court, et concerne le local pour les consommateurs. Les animaux proviennent d’éleveurs mais également de particuliers et suivant les circuits de distribution, la viande est livrée directement en carcasse, quartiers ou préparée et mise sous barquettes. Le directeur exprime l’importance de valoriser le terroir, le climat, les conditions uniques d’élevage et le savoir faire des éleveurs qui garantissent la production d’une viande de qualité. En 2011, la SEAP s’est dotée d’un atelier de découpe proposant un service de transformation de la viande qui vient en complémentarité avec l’activité d’abatage ce qui favorise également les circuits courts et permet de développer l’économie locale.

Les abattoirs de Pamiers dont les anciens se souviendront très certainement de leur existence en place et lieu de la salle du jeu du Mail sont réglementés par le Code Rural au niveau national complété au niveau européen par le règlement CE n°1099/2009 du 24 septembre 2009 et qui concerne l’harmonisation de la mise à mort de l’animal. Ainsi, est confié aux exploitants d’abattoirs la responsabilité de prendre toutes les mesures nécessaires afin d’assurer la protection des animaux lors de la mise à mort, en prenant en compte notamment les meilleures pratiques pour épargner aux animaux toute douleur, détresse ou souffrance. Aussi, au sein de la SEAP, la mission du service vétérinaire, présent en permanence au sein de l’établissement, comporte deux volets principaux, avec d’une part la sécurité sanitaire des viandes produites (hygiène, sécurité, traçabilité) et d’autre part la protection des animaux abattus.

Nous avons pu lors de cette visite suivre les explications des différentes étapes qui se déclinent de la réception de l’animal vivant jusqu’à son départ pour être consommé et nous avons été particulièrement attentives aux conditions d’abattage de l’animal. Nous avons également été attentives aux conditions de travail des salariés. Nous aborderons avec le directeur la pénibilité de cette activité professionnelle qui d’une part est liée au simple fait de l’acte de donner la mort qui n’est pas anodin et qui d’autre part peut conduire par la pratique de gestes répétitifs à des Troubles Musculosquelettiques L’abattage nécessite d’être formé en matière de protection animale qui puisse garantir la protection et la sécurité du personnel et permettre ainsi d’assurer la qualité sanitaire des viandes. Le directeur précisera qu’ayant le souci de la transparence, les abattoirs de Pamiers ont ouvert leurs portes en 2019 et cette expérience sera renouvelée en 2020. Nous avons conclu notre temps de visite par un repas pris en commun qui a permis d’approfondir nos échanges.

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